Art et Culture

Art et Culture

La communauté Fotomena présente une culture caractéristique de tous les peuples du Grass Field, le Pays Bamiléké. Cette culture est fortement centrée sur la tradition, principalement à travers la littérature orale.
L’art sculptural très original, est fortement marqué par le travail du bois et des lianes de bambous. Les statuettes sont d’un expressionisme surnaturel, sillonnant les gouffres de la mort, de la croyance aux dieux et mythes, et du mystère Homme-animal.

S’agissant de danses traditionnelles, nous avons entre autre :

Le MADZON : Elle symbolise les jeunes guerriers qui fêtent victoire. Dans son origine, elle est réservée aux personnes robustes et endurantes.
Le « AKA’AH » : Danse secrète réservée aux hommes d’une certaine classe sociale. Leur parade s’effectue à visage couvert de masque, symbole de pouvoir.
Le KOUHK-GANG : cercle réservé à des personnes disposant de pouvoirs mystiques. Leurs membres sont unis dans le but de mettre ensemble leur maîtrise individuelle de pratiques mystiques pour un intérêt communautaire. Le contact avec le public se fait à travers des séances de démonstrations dansantes au cours desquelles des scènes de magie sont très monnaie courantes.
Le NDAH-DZI : Cercle traditionnel réservé à des personnes faisant preuve d’un certains art de vivre, et d’une certaine maîtrise du maniement d’instruments traditionnels de musique. Elle se célèbre autour des démonstrations dansantes plus ou moins acrobatiques.
Le MANGASSA : Danse traditionnelle fortement instrumentalisée, (Balafons, tam-tam, castagnette, etc.). Elle requiert une certaine souplesse physique et une élégance dans l’exécution de ses pas de danse uniques en leur genre.
Nous pouvons citer entre autre le NKANA’AH, Le NGOUH FO’OH, le KWA-KWA, etc.

Nous avons d’autres éléments culturels tels que les rituels de protection du Groupement et des rites et rituels exécutés et observés lors des funérailles. Le dynamisme et la mobilité des fils et filles Fotomena ont permis le transport de cette culture dans plusieurs villes camerounaises. Des groupes de personnes ressortissant du Groupement s’y organisent et se retrouvent au moins une fois par mois en vue de préserver ce patrimoine culturel